In memoriam d’un clown

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Cette nuit, à 1h26 précisément, je me suis réveillé en raison d’un besoin pressant de rendre une petite visite à la toilette.

Comme c’est souvent le cas, mon esprit se met automatiquement à fonctionner et me voilà complètement réveillé. Il me faut alors parfois plusieurs heures pour me rendormir.

Cette fois mes pensées m’ont conduites dans le passé. J’ai soudain songé à Robin Williams, cet acteur génialement sensible à l’humour tendre (mais parfois acide).

Coïncidence, voilà 2 ans, le 13 août 2014, qu’il nous a quitté par le bout d’une corde, pendu à son domicile. Il souffrait  de dépression sévère.

C’est étrange que ce clown un peu triste, se soit en allé de la sorte, lui qui, l’espace d’un film, donnait du rêve, du rire, des larmes à tant de gens et leur faisait oublier leur petit quotidien.

Ne dit-on pas que le clown se retrouve seul à sa table de maquillage, devant son miroir après le spectacle. Qui lui apporte du rêve à lui ? Qui le fait rire ? Qui soigne son âme ?

Sa tenue de clown était sans doute sa carapace dans laquelle il cachait ses blessures, sa souffrance, un cœur d’une grande humanité pour autrui. C’était sa protection comme d’autres restent à distance pour ne pas être blessés.

Monsieur Robin Williams Vous étiez un grand artiste. Je n’ai pas tout vu de Vous mais ce que j’ai vu (The dead poets society, Mrs Doubtfire, Jumanji, The world according Garp, Hook, Good morning Vietnam, Bicentennial Man, Night at the Museum) m’a impressionné et même ému. La preuve de tout cela, c’est que je m’en souviens encore maintenant qu’à la fin du film The dead poets society, le public s’est levé pour applaudir.

Merci pour tout ce que Vous avez apporté aux autres, ceux qui n’ont pu épanouir leurs talents de peintre, d’écrivain, …, parce que la vie ne leur a pas apporté les conditions pour un tel épanouissement, parce que la glaise dont ils sont faits, a séché et emmuré leur âme d’artiste.

Au revoir l’Homme. Je Vous applaudis encore une fois.

Aequus Leonis

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