
Un vrai whisky écossais aidant (*), la mélancolie revient, le cafard frappe à la porte.
Ils sont revenus à la réalité de leurs existences, ces deux-là, celle d’avant leur rencontre, celle qui prévalait avant de se retrouver 20 ans après qu’ils se soient croisés une 1ère fois. D’ailleurs, à l’époque rien n’aurait pu se passer. Les conditions n’étaient pas réunies pour que l’étincelle mère surgisse.
Ils ont remis de la distance entre eux. Ils sont retournés à leurs misères d’avant. Leurs vies sont redevenues maintenant parallèles, c’est-à-dire ces vies qui ne se touchent jamais et qui n’auraient, sans doute, jamais dû se toucher.
Il ne reste plus qu’un goût d’amertume dans la bouche, des cendres encore chaudes de sentiments égratignés et maintenant consumés, des liens qui s’effilochent, un vide dans des cœurs meurtris.
Même s’échanger un petit message par smartphone est devenu douloureux.
Peut-être que, comme en mathématiques pour les droites parallèles, un jour, ces vies se rejoindront à l’infini.
(*) Ici, en l’occurrence, un single malt de la distillerie d’Oban. Cette distillerie fondée par les frères Stevenson en 1794 se trouverait , semble-t-il, près d’une grotte sous la falaise qu’offre l’endroit quand on y arrive par la mer.
Pour l’avoir visitée (sauf la distillerie), cette petite ville écossaise dans le comté d’Argyll, sur les terres du clan McDougall, au climat doux, est très attachante. J’y ai de très bons souvenirs. Allez-y, en B&B (**), vous verrez vous ne serez pas déçus.
(**) Bed and Breakfast