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Très absorbé par mes deux lectures du moment [i], mon petit blog n’est plus alimenté.
Avec ce billet, ce silence radio, si assourdissant que personne n’a remarqué et qu’il en devient insupportable, est enfin rompu.
Il faut dire [ii] que depuis quelques temps, une réflexion hante mon esprit qu’il me faut la coucher sur papier sans tarder. Une de celles, anodines, qui ne mangent pas de pain.
Il est dit que, dans la vie, il faut espérer peu et ne rien attendre. C’est vrai que ça aide pour ne pas connaître trop de déceptions.
Et pourtant, nous passons nos vies d’hommes à espérer. Tout et n’importe quoi. Pourquoi, dès lors, ne pas dire qu’il faut tout espérer sans rien attendre ?
D’abord [iii], il y a le grand Amour, le Vrai. Celui dont on dit que ceux qui l’ont connu, qui se sont réellement aimés dans la Vie, ne seront pas séparés par la Mort [iv]. Tous on aspire à cette rencontre qui rayera le mot solitude du vocabulaire.
Et comme presque toujours, on se retrouvé lié dans un amour de seconde main, moins glorieux, moins exaltant. Ou alors tout seul, trahi par la Vie. Même les amitiés n’y échappent pas.
Pour le n’importe quoi, c’est tout ce que vous voulez : la fortune, la gloire, l’absence d’impôts, etc., …
Et puis [v] un jour, on n’espère plus rien mais on attend quelque chose. La Mort peut-être ? [vi].
***
[i] « Soumission » de Michel Houellebecq, et « Houellebecq économiste » de Bernard Maris.
[ii] Comme dans la chanson du grand Jacques « Ces gens-là » : « Il faut dire, M’sieur, que chez ces gens-là… ».
[iii] Voir chanson ci-dessus : « D’abord, il y a l’aîné … ».
[iv] Interprétation et par extension du verset biblique 2 Samuel 1-23 (mort de Jonathan et de son père, le roi Saul).
[v] Voir chanson ci-dessus : « Et puis, il y a Frida qui est belle comme un soleil, … »
[vi] Voir chanson de Grace Jones « I’v seen this face before » : « Tu attends quoi ? La mort peut-être ? … ».