
La feuille du cahier demeure désespérèment blanche. C’est parce que la plume reste muette.
Elle reste muette parce que l’esprit est devenu amorphe. Il s’est vidé de toute pensée.
Et si l’esprit est vide c’est parce qu’il n’y a plus d’intenses émotions génératrices de sentiments forts qui bousculent l’âme.
Tout s’est envolé. Reste une douleur qu’ammenuise le temps et qui se transformera en cicatrice.
C’est le retour du banal quotidien. Il n’y a plus rien à espérer. Il ne reste plus que l’attente du départ vers là d’où personne ne revient.
Puisse ce départ servir aussi tout comme le fût cette vie qui appartient déjà au passé.