
Ce petit mot pour te souhaiter un bon voyage. D’accord c’est tardif. Mais voilà tu t’en es allée sans rien dire, sans nous avertir. Comme ça, sur la pointe des pieds.
Quand, ce jour de mai, on nous a dit que tu étais partie, nos cœurs nous ont fait mal mais on a pensé que c’était pour un peu, que tu allais revenir, que tout redeviendrait comme avant.
Il nous a fallu du temps pour réaliser que ton départ était définitif, que tu avais jeté la clé en partant.
Donc, bon voyage.
Mais peut-être qu’après tout, tu es déjà arrivée à destination. Si c’est le cas salue pour nous le grand Jacques que tu auras sûrement retrouvé. Toi qui voulait le chanter, vous devriez organiser à deux une tournée là-haut. Ça les occuperait.
Ici en bas, sans vous deux, c’est un vide immense qui reste, de ces vides dont on ne se sent pas bien, qui vous donnent le vertige.
Ben oui, vous étiez les compagnons de nos jours de blues, de nos soirées bourdon où les vapeurs de whisky se mélangeaient aux volutes de fumée de nos cigares ou autres bouffardes. On se saoulait de vos musiques et de vos paroles. Ça mettait un baume calmant sur nos cœurs meurtris. Comment qu’on va faire maintenant ?
C’est sûr, maintenant nous sommes tous comme des casinos déserts, des chaises retournées, oubliées sur une table. Tout d’un coup, on se sent tous minables.
Salut l’artiste.