Gilet jaune

téléchargement

 

Muet depuis plusieurs semaines, muré dans un silence assourdissant ;-), voilà qu’il reprend la plume. Mais pour dire quoi ?

En fait pas grand-chose si ce n’est que le monde a continué d’avancer. Pas toujours dans la bonne direction. Pour preuve, le mouvement des gilets jaunes.

Le point de départ de cette contestation sont les taxes affectant le prix des carburants dont le niveau grève de plus en plus le budget des ménages.  Surtout dans les régions où de longues distances sont à parcourir pour le travail, les courses, l’école des enfants, …

Fait remarquable, ce mouvement est spontanément né, en dehors de toute structure politique, syndicale ou autre telle qu’associations de consommateurs, d’usagers de la route, …)

Quant à la classe politique, elle a réagi en dénonçant ces taxes – ou en tout cas les systèmes de calcul et d’application de ces taxes – qu’elle avait elle-même précédemment avalisées. Mais aussi en reportant la responsabilité sur les partis écologiques. Amusant n’est-ce pas ?

Le fait est que, à mon sens, la question des taxes n’est que la partie visible de l’iceberg. Le malaise est plus profond que cela.

Lorsqu’on regarde le panier de la ménagère, beaucoup de produits qui le compose sont dépendants des prix des matières qui permettent leur confection, préparation, fabrication, … Par exemple, sucre, café, blé, froment, coton, … Ces prix sont déterminés par des marchés qui réagissent aux conditions de production (Par exemple, y a-t-il eu beaucoup de sécheresse, de catastrophes naturelles ou autres, de situations de guerre, … influençant leur production ?).

Sur le marché de Chicago (Chicago Board of Trade (CBOT)), on écrit des futures, on émet des contrats à terme, en spéculant sur les prochaines récoltes. Il y a donc derrière la formation de ces prix, tout une logique financière à des années-lumière de la ménagère qui doit boucler ses fins de mois. Il est à parier que la sécheresse de cette année aura un impact sur les prix des denrées alimentaires (moins de production, donc rareté donc hausse des prix).

Et c’est la même situation pour l’énergie (électricité, gaz, …).

À quand une politique de prix imposés ? La classe politique oserait-elle ?

Conclusion : il y a et il y aura de plus en plus de choix difficiles à faire dans les familles : manger et être dans l’impossibilité de payer les factures de consommation d’énergie et de déplacement, ou payer lesdites factures et ne pas manger ou alors nettement moins.

Comme l’a prédit Coluche, dans le monde de demain, les riches auront la nourriture et les pauvres de l’appétit.

Laisser un commentaire