
Mais pourquoi diable faut-il un pacte migratoire à l’échelle internationale? Pour donner au monde des lignes directrices communes mais toutefois non-contraignantes, dans la gestion des flux migratoires. Ou pour faire preuve de la plus élémentaire humanité à l’égard de gens qui se cherchent un meilleur avenir?
Probablement ou sûrement mais aussi parce que le monde et nous, Occidentaux bon teint en particulier, avons oublié que notre ancêtre commun, l’Homo Sapiens, un jour, a quitté l’Afrique (australe et vallée du grand rift) pour migrer en vagues successives vers l’Europe. Il y a de cela quelque deux cent mille ans environ et sans doute même plus. Et peut-être qu’au départ, nos ancêtres premiers avaient la peau noire. Qui sait ?
Bref ils sont bien nombreux ceux qui ont oublié qu’en définitive, ils sont eux-mêmes des enfants de migrants.
Qui a lu ce fameux pacte? Pas moi je le confesse. Mais il suffit pourtant de parcourir l’Histoire pour voir que de tout temps, nos sociétés ont connu des migrations. De formes diverses mais qu’elles les ont toujours absorbées. Certes pas toujours pacifiquement.
Nous, Occidentaux bon teint, nous voyons aujourd’hui dans ces nouveaux migrants, une crainte pour notre bien-être, notre sécurité, notre culture, notre religion et même notre civilisation, crainte d’ailleurs savamment entretenue par certains. En clair, c’est l’éventualité de devoir partager le gâteau avec d’autres qui n’y ont pas contribué, si on les accepte, qui représente la menace.
Nous, Occidentaux bon teint, avec toutes nos richesses, nous sommes devenus des Mr. Scrooge (voir Charles Dickens 😉) ou des Harpagon (voir Molière 😉). Quand on en a, on en veut toujours plus. Et on devient moins enclin à partager.
Nous ne voyons pas d’un bon oeil ces gens qui fuient qui une guerre, une famine ou un climat intenable, qui une dictature, une répression ou un génocide, ou encore le tout ensemble, et qui viennent chercher une autre vie chez nous.
Mais si dans le passé, nous, via les dirigeants que nous avons élus, avions plus oeuvré pour la paix dans le monde, assuré un partage plus équitable des richesses, veillé à un environnement plus sain, etc., .. , en serions-nous là aujourd’hui ?
Voilà beaucoup de questions sans réponse.