Nous, les gens d’En bas, contribuables au 1er rang et corvéables à merci, avons été ces derniers jours, spectateurs et – disons-le – victimes d’une vaste tromperie et d’une grande farce.
La tromperie d’abord. Il y a quelques jours quelques 70 mille citoyens ont exprimé dans la rue, leur souhait de voir plus d’efforts absolument réalisés dans la protection et la préservation du climat.
Les gens d’En haut, comprenez les responsables du pays, ont salué avec une certaine verve, cette mobilisation citoyenne. Mais voilà, le lendemain, à la grande messe sur le climat, ils se sont empressés de ne pas ratifier des engagements sur le remplacement des combustibles fossiles par des énergies alternatives. Passons sur les détails techniques de ces engagements mais quelles que soient les raisons invoquées, le fait est là, l’image du pays en prend un coup.
La farce ensuite. Depuis 2 ans, les instances internationales concoctent un texte sur la gestion des flux migratoires de populations et de gens du moment, texte auquel ce pays a participé. Ce texte appelé pacte édicte toute une série de recommandations – donc par essence non contraignantes – sur la question. Dans quelques jours, il faudra marquer son adhésion sur la version finale dudit texte, avant de le ratifier un peu plus tard.
Seulement voilà, 2 partis du gouvernement en place dont celui du 1er ministre, ne s’entendent pas sur l’opportunité d’adhérer ou non à ce pacte. Il s’en est suivi toute une arlequinade ou une pantalonnade à laquelle nous, les gens d’En bas avons assisté, bien loin de nos préoccupations des fins de mois à boucler.
C’est que derrière toutes ces gesticulations théâtralement matamoresques, il y a déjà l’enjeu des élections de l’an prochain. Car les 2 partis concernés pressentent déjà si pas une déroute, un sérieux vent contraire.
Ces jours-ci, les temps sont bien mauvais pour la gestion du pays mais aussi pour la démocratie.
Pas le moral aujourd’hui ☹.
