
Transition énergétique est un vocable très tendance ces derniers temps dans les médias ou dans la bouche de nos éminences.
C’est-à-dire l’ensemble des mesures nécessaires pour enrayer la déglingue climatique avérée, qui impacteront tous les pans de l’économie tout en permettant à celle-ci d’encore fonctionner.
Mesures à financer selon certains par une banque du climat encore à créer.
L’impression que cela me laisse est que ce discours s’articule autour de l’idée que si l’économie s’adapte aux exigences climatiques et qu’elle peut continuer à tourner comme maintenant, nos sociétés perdureront aussi. Rien n’est moins sûr mais peut-être est-ce une mauvaise perception de ma part.
Mon sentiment est que la transition sera plus qu’énergétique. Elle sera un changement radical de nos modes de vie. Et plus on traîne, plus ce changement s’imposera à nous de manière brusque voire brutale ou même violente.
Peu osent en parler et pourtant ce scénario n’est pas à exclure.
Bien sûr, la mobilité des personnes et des choses ne sera plus basée sur le pétrole Bien sûr les maisons seront mieux isolées et chauffées via des énergies propres. Adieu combustion d’énergies fossiles, particules et CO2 dans l’atmosphère.
Peut-être tout cela sera possible grâce à l’électricité. Encore faudra-t-il en produire suffisamment. Et surtout comment.
Mais à mon estime, il faudra vivre autrement. Sans rejet ni déchets. Apprendre ou réapprendre à vivre plus chichement sans gaspi et sans accumulation de richesses sera notre lot.
Ce ne sera plus le profit, fondement du capitalisme, qui sera le moteur d’une nouvelle économie mais d’autres valeurs comme le respect de l’environnement et le bien-être commun.
Comme Jean Ziegler le prédit, ce sera la fin du capitalisme. Ou alors l’apparition d’un capitalisme encore à inventer, centré sur d’autres valeurs, peut-être plus humaines.
Il n’est pas interdit de rêver.