
On est arrivé de nulle part. On est venu de rien. Tout au plus on fût le fruit d’une rencontre fortuite dans un bureau de poste.
On n’a vécu de rien et on a rien vécu. A part quelques soubresauts du cœur, rien qui dure une vie. Par contre les cicatrices et l’amertume, elles, ont duré et durent encore.
On n’a rien gagné sauf bosser comme des malades pour pas grand chose, même en ayant quelques responsabilités. Tout profit pour quelques actionnaires.
On n’a rien mérité. Aucune gloire pour nos actes. Even not heroes for one day (Cf. David Bowie). Et donc aucun remerciement.
Rien n’a exalté nos âmes. Pas de révélation divine. Pas de rencontre qui vous transforme.
Alors au crépuscule de nos vies, nous n’attendons rien, quoi que se soit et de qui que ce soit, y compris du Grand Illusionniste.
Encore une fois, pas le moral ce soir.