
Vint ans déjà !
Qui se souvient encore du 12 août 2000 ?
Qui se souvient de ce monstre d’acier et de ses 118 hommes d’équipage engloutis dans le silence de la mer de Barents à approximativement 69° 40′ N, 37° 35′ E ?
A part les proches concernés bien sûr.
Il s’appelait Koursk, fleuron de la marine russe, sous-marin à proplusion nucléaire, réputé insubmersible, porteur de 24 missiles et des torpilles Chkval.
Koursk en référence à la bataille du même nom qui vit s’affronter plus de 5.000 chars allemenads et russes, tournant dans la guerre à l’Est du IIIème Reich.
Koursk, comme la ville homonyme, détruite par les Tatars il y a très longtemps.
Koursk, un nom à l’odeur de destruction et de mort.
Autour de ce naufrage, il y a eu tellement de silences et de mensonges, qu’aujourd’hui encore, on en reste toujours réduit à des spéculations quant aux causes et aux raisons.
Accident ou torpille ennemie ? Explosion dans le compartiment des torpilles ? Collision avec un sous-marin ennemi ? Ou torpille ennemie ?
Ce qui est sûr c’est que ces marins ont été les nouvelles victimes d’une guerre froide entre 2 blocs qui n’a, de fait, jamais cessé, immolés sur l’autel d’ambitions politiques, jouets d’enjeux géo-stratégiques.
Sacrifiés aussi à une course aux armes toujours plus sophistiquées. Dans le contexte d’une supériorité sur l’autre camp, cette course a toujours été poursuivie depuis la fin de la 2de guerre mondiale.
Voilà, c’était juste une petite piqûre de rappel.