Réflexion

Bonjour à l’éventuel (aux) éventuel(s) lecteur(s),

Ci-après une modeste réflexion surgie après lecture d’un essai et après vision d’un film et d’une série télévisée.

L’essai est d’Albert Jacquard (Le compte à rebours a-t-il commencé?) paru en 2009. Quant à ce qui a été vu à l’écran, il s’agit du film de science fiction « Interstellar » (de Christopher Nolan) et d’une série télévisée intitulée « Utopia ».

Tous trois abordent ou ont en toile de fond, un sujet peu traité, celui de la croissance démographique continue dans le monde. Et quand il l’est, c’est lors de crises alimentaires.

Au cours des trois dernières années, les médias ont focalisé d’abord sur le réchauffement climatique et sur la pandémie de Covid 19 ensuite.

Si pour la Covid 19, les Etats ont dégagé très rapidement les moyens – santé publique oblige – pour financer les vaccins et leur distribution, on est très loin du compte pour ce qui est des mesures pour lutter contre le réchauffement global.

Ils sont de plus en plus nombreux ceux qui sont convaincus de l’urgence à enrayer le réchauffement global de la planète afin de maintenir une Terre-Mère vIable.

Malheureusement les sceptiques et les intérêts (économiques) antagonistes sont encore tout aussi nombreux. Si bien que les engagements – hélas non contraignants – pris au cours des différentes Conférences sur le climat sont sans cesse révisés et repoussés.

Pourtant, l’autre problème, celui de la démographie mondiale risque de devenir tout aussi urgent que le climat. Il pourrait même le dépasser en acuité.

Et c’est ici qu’a surgi ma réflexion. Très probablement naïve, je le reconnais.

Quand bien même le monde entier s’accorderait sur des mesures climatiques fortes, quand bien même elles seraient implémentées et quand bien même elles auraient un effet bénéfique avéré, il reste que l’humanité devra affronter sa surpopulation.

Or, avec pratiquement 8 milliards d’individus, la Terre-Mère n’est pas – elle ne l’est déjà plus – en mesure de pourvoir aux besoins élémentaires de tous. Entendons par besoins élémentaires, le simple fait de pouvoir se nourrir, s’habiller, se chauffer, s’abriter.

Un jour, il faudra pourtant bien envisager des mesures.

Il est clair que ce sera hyper extrêmement délicat et compliqué car cela touchera à tout une série d’aspects tels que l’éthique, les cultures des peuples, leurs croyances, leurs structures sociales, ….

Faut-il croire à une sorte d’auto-régulation au sein de la population qui ferait que le nombre d’individus sur la planète stagnerait ? J’en doute personnellement.

Ou faudra-t-il sursoir sur plusieurs générations à avoir des enfants par stérilisation obligatoire au nom de la survie de l’humanité ?

Ou, toujours au nom de la survie, faudra-t-il une migration de la population vers une autre planète dont les caractéristiques seraient similaires à celles de la Terre-Mère, et donc viable pour les migrants ? Perspective à l’état embryonnaire puisque’on ne dispose pas encore des moyens techniques ni d’une « cible » clairement analysée dans notre galaxie ou une autre.

Ou bien faudra-t-il qu’on s’entretue férocement pour s’approprier les (quelques) ressources toujours disponibles pour pouvoir survivre ?

Quand on voit ce qui se passe actuellement, on est peut-être parti dans cette voie.

Pas très optimiste. J’avoue.

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