
Madame,
La maladie a fait que vous nous quittiez trop tôt. C’est dommage. Vous auriez pu encore nous apporter tant de votre savoir et de votre sagesse.
Vous ne me connaissez pas. Je ne vous connais qu’au-travers de vos déclarations dans les médias ou de ce que les gens qui vous côtoyaient disaient de vous.
Vous étiez solaire disaient-ils. Moi, un homo sapiens moyennement intelligent, je dis simplement que vous étiez un grand esprit.
Il se fait que je trouve que ces derniers temps beaucoup de grands esprits s’en vont : Yves Coppens, le père de Lucy, et en même temps que vous, Jean-Pierre Cassiman, généticien. Et puis tous ces artistes qui nous rendaient la vie supportable comme Daniel Levi, Arno tout récemment encore, Maurane, il y a 4 ans déjà, David Bowie, il y a 6 ans, Pierre Rapsat, Jacques Brel, …
Vous me direz qu’il y a encore Edgar Morin et d’autres poètes. Soit, mais tous ces départs m’angoissent.
Je me dis qu’on ne reste plus qu’avec les esprits tordus, ceux qui divisent pour gouverner, ceux qui ont soif de puissance, ceux qui font la guerre, ceux qui veulent à nouveau le pouvoir et qui veulent supprimer le ministère de l’éducation pour que les gens soient bêtes et ne soient pas susceptibles de critiquer et de se révolter.
Cette saloperie de crabe vous a fait partir. Il n’y a rien à faire. C’est la vie paraît il. Je ne peux juste que vous remercier pour ce que avez apporté à nous, les sans grades anonymes.
Bon voyage quand même.
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